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Rencontre avec un jeune auteur qui révolutionne la littérature française

Par Maxime
5 minutes

Portrait d’un écrivain audacieux : immersion dans la nouvelle vague littéraire


Dans un paysage éditorial parfois jugé frileux, il arrive que de jeunes voix surgissent et redessinent les contours de la littérature française contemporaine. Rencontre avec Hugo Marchand, 27 ans, dont le premier roman, Les Éclats du silence, bouscule lecteurs comme critiques et replace l’écriture au centre du débat sur la création d’aujourd’hui. Portrait d’un auteur pour qui les mots sont des éclaireurs.


De la banlieue à la lumière du roman : un parcours atypique


Hugo Marchand n’emprunte ni les itinéraires habituels ni les raccourcis faciles. Originaire de Montreuil, il découvre très tôt la puissance des récits à travers les lectures partagées avec sa mère et les textes slamés dans les cages d’escalier. « Je pensais écrire des chansons, confie-t-il, puis j’ai senti que j’avais besoin de plus d’espace, de laisser grandir mes personnages autrement. »


Après des études de lettres peu conventionnelles et plusieurs années à enchaîner petits boulots et ateliers d’écriture animés dans des centres sociaux, Hugo se lance un défi fou : coucher sur papier sa propre traversée de la jeunesse, entre espoir et rage, lucidité et poésie. C’est ainsi qu’est né Les Éclats du silence, roman mosaïque inspiré autant par la réalité urbaine que par sa fascination pour la littérature de Marguerite Duras ou Virginie Despentes.


Un style singulier : entre poésie brute et narration rythmée


Ce qui frappe d’emblée le lecteur, c’est la voix. Hugo écrit comme on marche la nuit : à pas mesurés, attentif au moindre souffle, mais sans craindre les ruptures. Il revendique une écriture traversée par l’oralité et la tension musicale : « Je veux que mes phrases claquent, que chaque paragraphe puisse se lire à voix haute. »


Le roman mêle ainsi le récit introspectif à des dialogues percutants. Les fragments s’enchaînent, bousculant la chronologie traditionnelle et explorant les zones d’ombre des personnages. On y retrouve l’influence manifeste du cinéma et du rap : rythme syncopé, images fortes, amorces de punchlines. Mais l’ambition d’Hugo ne se limite pas à l’effet : au fil des pages, les émotions grondent sous la surface minimaliste, portées par une langue inventive, épurée mais dense.


Thématiques : grands sujets contemporains et ancrage territorial


Dans Les Éclats du silence, on ne trouve ni héroïsme facile ni misérabilisme affiché. Hugo Marchand peint la vie ordinaire dans ce qu’elle a de tragique et de lumineux, alternant scènes de famille, luttes anonymes et éclats de tendresse. Les thèmes abordés – rapport à la langue, transmission, identité, quête d’émancipation et difficulté à trouver sa place – résonnent particulièrement auprès de lecteurs de tous horizons.


L’auteur ne se revendique d’aucun courant mais n’élude pas les sujets de société. L’engagement s’infiltre dans la fiction, sans jamais verser dans le manifeste. « Ce qui m’intéresse, c’est le point de bascule. Comment une simplicité apparente peut révéler, à force d’attention, un bouleversement intérieur. »


Bouger les lignes : l’impact sur la scène littéraire


La sortie du roman, portée par un bouche-à-oreille impressionnant sur les réseaux sociaux, en a surpris plus d’un. Plusieurs librairies indépendantes ont rapidement mis en avant le livre, saluant son énergie et sa vérité. La critique, pour sa part, s’est montrée enthousiaste :


« Une nouvelle vague s’amorce, portée par des voix enracinées dans le réel mais qui ouvrent la littérature à d’autres paysages. C’est un livre coup de poing tout en délicatesse. »Marie L., libraire à Lyon


Sur les réseaux, la jeunesse s’empare de l’ouvrage, multipliant les vidéos de lectures, les partages de citations et même des adaptations en podcast ou en micro-fictions sur Instagram. Beaucoup y voient une façon renouvelée de parler littérature : moins sacralisée, plus collective, ouverte aux échanges et à la polyphonie des lecteurs.


Une écriture connectée : regards croisés de la communauté


Si Les Éclats du silence a su toucher la presse littéraire, c’est sur les forums, clubs de lecture et plateformes de critiques en ligne que le roman trouve un second souffle. De nombreux jeunes lecteurs, parfois peu familiers du roman français, se disent réconciliés avec la fiction grâce au ton direct et aux questionnements existentiels d’Hugo.


  • Sophie, 18 ans, Bordeaux : « C’est la première fois que je sens que ça parle vraiment de ma génération, sans caricature. »
  • Amadou, 25 ans, Montreuil : « J’ai retrouvé des phrases entendues chez moi, mais aussi une émotion que je pensais réservée aux grands classiques. »
  • Léna, 32 ans, enseignante : « C’est un texte à la fois simple d’accès et exigeant, parfait pour donner le goût de lire à des ados. »

À la rencontre d’Hugo : entretien avec un artisan du « nouveau roman »


Nous l’avons rencontré dans un café du 20e arrondissement, carnet de notes en poche, cheveux en bataille. Pour lui, la littérature doit rester un espace de liberté et d’expérimentation :


« Je n’écris pas pour plaire mais pour interroger. Ce qui me fait avancer, c’est cette tension entre ce que je connais du terrain et l’envie de tout réinventer, le risque de déplaire aussi. Parfois, je jette trente pages et je recommence, comme dans une improvisation musicale. »


À la question de ses influences, Hugo cite aussi bien Annie Ernaux que Billie Eilish, Samuel Beckett que les documentaires Netflix : « Tout m’inspire, du récit introspectif à la pop culture, tant que ça sonne vrai. »


Conseils et engagements : une nouvelle voie pour les jeunes écrivains


Au-delà du livre, Hugo s’est investi dans la transmission : il anime désormais des ateliers d’écriture autogérés dans plusieurs quartiers, proposant une écoute bienveillante et des conseils pratiques à celles et ceux qui souhaitent se lancer. Son credo : écrire, c’est ouvrir une porte, jamais la refermer pour les autres.


  • Oser la spontanéité, ne pas s’auto-censurer d’emblée.
  • Lire à voix haute ses premiers textes pour éprouver l’énergie de la langue.
  • Tirer parti des formats courts – fanzines, blogs, podcasts – pour tester des fragments et toucher un premier public.
  • Ne pas céder à la pression des réseaux mais y puiser une force de partage si le cœur en dit.

Perspectives : vers une littérature française vibrante et engagée


Le phénomène Hugo Marchand pourrait bien inspirer d’autres trajectoires hors-normes. Avec son roman, il rappelle que la littérature française, loin d’être figée, peut accueillir mille influences et s’emparer de toutes les formes narratives. Loin du « roman générationnel » au sens strict, il signe une œuvre transversale qui parle à toutes les classes sociales et à toutes les sensibilités.


La suite ? « Je poursuis le travail d’écriture, mais surtout de transmission. Mon souhait, c’est que chaque lecteur se dise que la littérature lui appartient, quel que soit son parcours. Il y a encore tant d’histoires à raconter ! »


En conclusion : un souffle nouveau pour la fiction française


Que l’on soit passionné des grands classiques ou curieux de découvertes actuelles, la trajectoire d’Hugo Marchand illustre le pouvoir fédérateur des mots et la vitalité d’une littérature qui n’a pas peur des renouvellements. Tous les lecteurs – et futurs écrivains – sont invités à s’inspirer de cette audace et à cultiver leur propre voix. Plus que jamais, la littérature française s’invente au présent, main dans la main avec celles et ceux qui osent en repousser les frontières.

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